Monsieur Charest! Les blogueurs sollicitent votre appui.
Notre amie Michelle Blanc prend position et invite les blogueurs à bouger au sujet du retard du Québec face au Canada au niveau de l’utilisation d’Internet. Nous écrivons aujourd’hui une lettre à Monsieur Charest de la part des participants au Yulbiz demandant un plan numérique pour les entreprises et les consommateurs québécois. Voici la lettre préparée par Patricia Tessier invitant Monsieur Charest à venir y voir les signatures d’appui et la liste des blogues qui ont republiés la lettre. N’hésitez donc pas aussi à joindre le groupe Facebook et à nous souligner votre appui en nous laissant un commentaire et/ou le lien vers votre blogue.
Monsieur le Premier Ministre,
Tout récemment, l’indice du commerce électronique au Québec et Recherche Internet Canada (RIC) publiaient respectivement un rapport sur l’état de l’utilisation d’Internet au Québec et au Canada. Suite à la publication de ces rapports, force est de constater que le Québec est nettement en retard par rapport au reste du Canada. Par exemple, avec 64% d’internautes à l’été 2007, le Québec était 19 points derrière l’Alberta qui revendiquait la première place avec un taux de pénétration de 83%. Le rapport nous démontre aussi que l’on retrouve un écart de 15% dans les niveaux d’adoption entre les Canadiens anglophones et francophones (82% contre 67%).
Par ailleurs, l’Indice du comerce électronique au Québec rapporte qu’il y a eu pour 3,5 milliards de dollars d’achats en ligne sur un an au Québec (septembre 2007 - août 2008). Toutefois, au moins le tiers de ces achats s’effectue à l’étranger.
• 87 millions de dollars avaient abouti dans les coffres de détaillants ou departiculiers non canadiens en mars dernier (36 % des achats totaux),
• 146 millions de dollars en mai (58 %),
• 103 millions de dollars en juillet (33 %).
Une des raisons principales est qu’il y a peu d’offres québécoises. Uniquement 52% des PME disent avoir leur propre site internet. Et de celles-ci seulement:
• 30% y proposent du service après vente,
• 26% acceptent des commandes en ligne,
• 7% reçoivent des paiements en ligne.
Nous sommes d’avis que les investissements dans l’économie numérique accroissent la compétitivité de l’ensemble des autres secteurs de l’économie et que la préparation d’un plan de développement de l’économie numérique est un impératif pour le gouvernement québécois.
Nous avons identifié quatre priorités :
1) Permettre à tous les Québécois d’accéder aux réseaux et aux services numériques et éliminer les barrières liées à la sécurité des transactions en ligne.
2) Accroître l’adoption et diversifier les usages d’Internet dans les entreprises, en particulier les PME.
3) Garantir la formation aux usages des technologies de l’information dès le plus jeune âge.
4) Implanter une gouvernance numérique.
Citoyens
Le gouvernement québécois doit garantir l’accès à tous les Québécois à Internet haut débit partout dans la province. L’Internet haut débit constitue aujourd’hui, comme l’eau, le téléphone ou l’électricité, une commodité essentielle.
Parallèlement, il est critique de renforcer la confiance numérique. Uniquement 47% des adultes québécois considèrent les transactions effectuées par carte de crédit sur Internet très ou assez sécuritaire alors que les problèmes réels de sécurité sont plus rares que dans le cas des transactions hors Internet.
Finalement, des mesures doivent être développées pour assurer la protection de la liberté d’expression des citoyens. Un individu confiant participera activement aux débats politiques et à l’activité économique et contribuera ainsi à la santé de notre société.
PME
Alors que le développement des PME est l’une des clés de notre avenir économique, celles-ci ne disposent souvent pas des ressources ou des connaissances nécessaires pour évaluer les bénéfices qu’elles pourraient retirer des investissements en TIC et non pas, non plus, l’expertise requise pour définir une stratégie cohérente avec leur stratégie d’affaires.
Le faible taux de participation des entreprises québécoises à l’économie numérique et l’exode des dollars d’achat des Québécois sont inquiétants pour l’avenir de notre économie. Il apparaît primordial que l’offre de services numériques doit être renforcée au Québec. Pour atteindre cet objectif, les entreprises doivent trouver un environnement favorable au développement des outils numériques notamment par une sensibilisation accrue des PME et une aide financière à l’investissement.
Éducation
L’introduction d’une formation, dès le plus jeune âge, répond à la nécessité de donner, à chaque enfant, des compétences qui sont devenues aujourd’hui indispensables pour réussir tant au niveau professionnel que social.
À cet égard, il est pertinent de garantir la disponibilité d’un accès à Internet haut débit et WiFi dans chaque école et université, d’améliorer les synergies des universités avec les entreprises en général et les entreprises de haute technologie en particulier et de créer des incubateurs d’entreprises.
Finalement, la numérisation accrue et la disponibilité en ligne des contenus académiques et leur libre accès sont des incontournables.
Gouvernement
L’efficacité des actions « numériques » du gouvernement passera par une mise en œuvre concertée et non par un écartèlement des efforts et des budgets entre différents ministères. Il nous appert critique que ce rôle soit regroupé sous un seul ministre avec une capacité d’agir de façon transversale.
L’administration publique doit moderniser l’accès au travail parlementaire en implantant des outils additionnels d’information, de transaction et d’échange. La transparence doit être à l’ordre du jour et le gouvernement doit ainsi démontrer qu’il a confiance au fait que les citoyens sont d’importants contributeurs à notre système démocratique.
Il est aussi impératif que le gouvernement québécois soit un porte-parole de la neutralité du net et s’assure qu’Internet demeure ouvert et accessible à tous.
Finalement, il est important que le gouvernement provincial supporte et guide les gouvernements municipaux en matière de politiques numériques. En effet, ces derniers sont des acteurs importants du développement de l’économie numérique locale.
En conclusion, sans actions claires du gouvernement, nous croyons que le Québec court le risque de maintenir son retard et d’être laissé pour compte dans l’économie de demain. Nous vous demandons de planifier, au plus tôt, un exercice de réflexions et un plan de mise en œuvre pour stimuler l’économie numérique au Québec afin que nous puissions, non seulement rattraper le retard, mais devenir une nation qui prendra sa place et se distinguera dans la nouvelle économie.
Veuillez agréer, Monsieur Charest, nos salutations les plus distinguées.
Regroupement YulBiz Montréal
Conseil de Presse, Médias locaux, hebdomadaires: le rapport est publié
Le Conseil de Presse publiait il y a quelques jours son rapport suite à sa tournée des régions conclue au printemps dernier. Plus de 200 organismes socioéconomiques et quelques 250 citoyens sont venus s’exprimer lors de cet exercice de consultation publique sans précédent.
Déjà quelques conclusions feront sourire certains par l’évidence vécue en région et peut-être même dans les grands centres à des niveaux différents.
On y retrouve entre autres dans ce rapport que:
« certaines critiques s’expriment plus particulièrement à l’égard de ces médias dont un ratio trop élevé de publicité et un rapport de proximité pouvant engendrer des relations conflictuelles entre les professionnels de l’information et les différents acteurs locaux, allant même parfois jusqu’au chantage lié à l’achat publicitaire.»
Quand à la présence des blogues et le phénomène du journalisme citoyen, le rapport conclut que c’est une mode. Une question alors ? Pourquoi tous les médias ont investit tant d’argent dans leur plate-forme de blogue en soit et que tout devient architecturé comme des blogues? Pourquoi aussi alors est-ce que le DGE en fait des boutons ? Encore un fois, on constate que le web est mal connu ici au Québec et que les technologies font encore peur. Rappelons-nous la peur des secrétaires face au traitement de texte au début des années 80. Il faudra éviter de tomber dans la connerie et tenter de tout règlementer.
Enfin le Conseil présente la finale que tous attendent toujours: Son financement devrait être accrue et soutenu par les gouvernements et que l’on fasse encore des lois pour protéger quelques syndicalistes nerveux. Il faudra se rappeler que toute notre économie est bâtie pour vendre et consommer. Même les journalistes n’y échappent pas. Ils sont les nouveaux vendeurs de la décennie qu’on le veuille ou pas.
Médecins blogueurs. Une invitation
Patrick Lagacé présente un article qui m’a fait sourire sur des médecins qui bloguent. Encore un exemple qui démontre bien que les blogues ne sont pas en voie d’extinction.
Même Bill Marriott des Hôtels Marriott a le sien. Ici au Québec, je vous invite sur celui d’Yves Carignan, président de Dessins Drummond. Un must de qualité et d’excellence dans les blogues exécutifs. Jean Marc-Aurèle, président de Gardium Sécurité lance également le sien d’ici quelques jours. Ajoutez son lien RSS pour ses prochaines publications.
Bloguer dans un contexte d’affaires. On tasse les vieilles affaires pour du neuf.
« Les grands médias d’information québécois se sont lancés pieds joints dans la blogosphère, à l’image de leurs équivalents américains. En peu de temps, l’influence de ces blogues médiatiques est devenue majeure, et ne cesse de croître. Depuis quelques mois, il n’est pas rare d’entendre des extraits de blogues médiatiques dans les revues de presse matinales de Marc Laurendeau, à la radio de Radio-Canada. » Bloguer pour informer par Tristan Péloquin. Tous les médias sont devenus de grands blogues et plusieurs journalistes n’en sont plus et se sont transformés en blogueurs.
Le pouvoir de l’information, du message et du contrôle du timing de ce dernier est un élément majeur dans la réussite d’une stratégie de communication. 8020 croit que la création et la gestion d’une plate-forme de communication flexible sur le web permet d’orienter et de diffuser le message souhaité. Le pouvoir de l’individu devient par conséquent infini dans sa capacité de communiquer. Il faut donc être prêt à évoluer sur le même terrain. Nous croyons que toute entreprise québécoise pourrait envisager une telle plate-forme. Il faut toutefois à valider sa faisabilité ou l’utilité de l’outil dans le contexte de développement des affaires ou d’une présence accrue pour chaque entreprise. Voyons maintenant une démarche qui est habituellement utilisée dans un tel déploiement.
Au même moment de la réalisation du développement de la stratégie de communication, 8020, notre entreprise, pourrait proposer d’entreprendre la conception et la réalisation d’un blogue d’affaires qui viendrait soutenir les actions et le plan stratégique développé. Les messages clés d’un tel outil permettraient entre autres d’atteindre une ou plusieurs des dix raisons d’un blogue. Pourquoi donc bloguer? Pour influencer, pour vendre, pour informer, pour apprendre pour se définir, pour réseauter, pour être vu, pour communiquer, pour provoquer, et enfin pour se souvenir. Un livre sorti au printemps dernier présente tous ces aspects des avantages de bloguer.
Le blogue ou blog est devenu le point d’ancrage de l’information et des messages vers l’externe et l’interne des communications souhaitées en soutien au site existant de plusieurs entreprises. Cette plate-forme de diffusion permet également d’informer, d’influencer, convaincre etc. les médias, les partenaires naturels de votre organisation, les citoyens et le milieu social, les clients, fournisseurs de l’entreprise, les gouvernements et instances politiques et enfin, l’équipe interne de toute entreprise sur les réalisations et actions d’un secteur particulier de l’entreprise.
En terminant, je vous pose une question: Quelle est votre identité 2.0 ? Isabelle Lopez fait un bon topo sur le sujet.
L’Université du Québec en Outaouais encourage les blogueurs
Je consultais dernièrement les statistiques de visites sur mon blogue (blog) et je suis resté bouche bée en remarquant qu’un professeur de l’Université du Québec en Outaouais a ajouté à la liste de lecture obligatoire mon blogue et un des mes articles. Ce cours sur les médias alternatifs. L’objectif du cours est : d’initier l’étudiant(e) à l’étude de médias qui se veulent contestataires ou qui sont produits et animés par des groupes critiques à l’égard des institutions dominantes, dont les médias de masse.
Cliquez ici pour le plan de cours.
Les blogues favorisent en effet, votre positionnement marketing en tant que leader dans votre secteur d’activités. Il facilite le développement d’un nouveau canal de communication avec vos clients existants. Il crée de nouvelles relations individuelles et libres avec les clients et futurs clients.
Je suis très fier de cette réalisation et j’encourage tous ceux qui ont quelques choses à dire de le faire. Trop souvent notre société encourage le silence et l’inaction. Non merci pour moi ! Je vous invite à visiter le blog d’un de mes amis sur la démocratie et la gouvernance d’entreprise. Je ferai un topo sur ce que nous entendons faire au cours des prochains mois sur le sujet et comment se traduit l’entente que nous avons avec VoterMedia pour introduire le concept ici au Québec.
Nouvelle ère de collaboration… Nouvelle économie
En 1998, le premier index de Google disposait de 26 millions de pages web uniques. En juillet 2008, Google annonçait que son index était composé de 1000 milliards de page web uniques !
Selon certaines données publiées, dans le magazine BusinessWeek, il apparaît qu’au moins 500 millions d’images et 3 millions de vidéos soient également disponibles sur le web actuellement.Les bibliothèques numériques ne forment qu’un modèle des transformations dans le domaine de la science et de l’invention.
Dans cette nouvelle ère qui s’ouvre à nous, l’accès libre aux connaissances et aux nouveaux services du web 2.0 favoriseront l’organisation de communautés de pairs partout sur la planète. Voici d’ailleurs un exemple intéressant d’une plate-forme de participation : Socialtext.
L’entreprise intelligente sait que la compétitivité oblige à innover dans tous les domaines de ses activités. La cocréation avec le client, la production collaborative de valeur par l’intermédiaire de partenariats ainsi que l’optimisation des chaînes d’approvisionnement sont déterminantes pour les entreprises qui souhaitent récoler des idées fraîches et lucratives.
En cette nouvelle ère de collaboration, le juste équilibre entre la création interne et la collaboration publique est la clé de la compétitivité de l’entreprise.








