Marie-Andrée Chouinard du Devoir au centre d’un débat sur le web 2.0
Depuis quelques jours, un éditorial de Marie-Andrée Chouinard du Devoir suscite beaucoup de réactions sur la place des blogues et l’impact de ceux-ci dans l’aventure médiatique et le web au Québec et au Canada. Plusieurs journalistes commencent à réaliser qu’ils leur faudra redoubler d’effort pour conserver leur monopole.
Il faut absolument s’intéresser à ce débat selon moi. Je vous suggère de commencer par l’éditorial du Devoir: Médias - Le poids du blogue
Ensuite voyez quelques réactions sur certains blogues:
Lettre à Marie-Andrée Chouinard (à lire, c’est un must)
L’importance des blogues ébranle Le Devoir
Claude Malaison résume enfin beaucoup ma pensée dans la discussion du blogueur Mario tout de go: «Drapez-vous dans votre toge de journaliste en accusant les autres de ne pas l’être. Moi je vous réponds que je l’ai été et que je le suis toujours dans l’âme. À chacun son rôle, pas vrai ? Vous ne comprenez pas la réalité du Web 2.0 et du contenu généré par les utilisateurs. Ces derniers vous débordent à droite comme à gauche, en politique comme en affaires sociales ou en «chiens écrasés».»
Enfin un wiki fort intéressant.
Mais qui peut devenir journaliste ?
Monsieur Charest! Les blogueurs sollicitent votre appui.
Notre amie Michelle Blanc prend position et invite les blogueurs à bouger au sujet du retard du Québec face au Canada au niveau de l’utilisation d’Internet. Nous écrivons aujourd’hui une lettre à Monsieur Charest de la part des participants au Yulbiz demandant un plan numérique pour les entreprises et les consommateurs québécois. Voici la lettre préparée par Patricia Tessier invitant Monsieur Charest à venir y voir les signatures d’appui et la liste des blogues qui ont republiés la lettre. N’hésitez donc pas aussi à joindre le groupe Facebook et à nous souligner votre appui en nous laissant un commentaire et/ou le lien vers votre blogue.
Monsieur le Premier Ministre,
Tout récemment, l’indice du commerce électronique au Québec et Recherche Internet Canada (RIC) publiaient respectivement un rapport sur l’état de l’utilisation d’Internet au Québec et au Canada. Suite à la publication de ces rapports, force est de constater que le Québec est nettement en retard par rapport au reste du Canada. Par exemple, avec 64% d’internautes à l’été 2007, le Québec était 19 points derrière l’Alberta qui revendiquait la première place avec un taux de pénétration de 83%. Le rapport nous démontre aussi que l’on retrouve un écart de 15% dans les niveaux d’adoption entre les Canadiens anglophones et francophones (82% contre 67%).
Par ailleurs, l’Indice du comerce électronique au Québec rapporte qu’il y a eu pour 3,5 milliards de dollars d’achats en ligne sur un an au Québec (septembre 2007 - août 2008). Toutefois, au moins le tiers de ces achats s’effectue à l’étranger.
• 87 millions de dollars avaient abouti dans les coffres de détaillants ou departiculiers non canadiens en mars dernier (36 % des achats totaux),
• 146 millions de dollars en mai (58 %),
• 103 millions de dollars en juillet (33 %).
Une des raisons principales est qu’il y a peu d’offres québécoises. Uniquement 52% des PME disent avoir leur propre site internet. Et de celles-ci seulement:
• 30% y proposent du service après vente,
• 26% acceptent des commandes en ligne,
• 7% reçoivent des paiements en ligne.
Nous sommes d’avis que les investissements dans l’économie numérique accroissent la compétitivité de l’ensemble des autres secteurs de l’économie et que la préparation d’un plan de développement de l’économie numérique est un impératif pour le gouvernement québécois.
Nous avons identifié quatre priorités :
1) Permettre à tous les Québécois d’accéder aux réseaux et aux services numériques et éliminer les barrières liées à la sécurité des transactions en ligne.
2) Accroître l’adoption et diversifier les usages d’Internet dans les entreprises, en particulier les PME.
3) Garantir la formation aux usages des technologies de l’information dès le plus jeune âge.
4) Implanter une gouvernance numérique.
Citoyens
Le gouvernement québécois doit garantir l’accès à tous les Québécois à Internet haut débit partout dans la province. L’Internet haut débit constitue aujourd’hui, comme l’eau, le téléphone ou l’électricité, une commodité essentielle.
Parallèlement, il est critique de renforcer la confiance numérique. Uniquement 47% des adultes québécois considèrent les transactions effectuées par carte de crédit sur Internet très ou assez sécuritaire alors que les problèmes réels de sécurité sont plus rares que dans le cas des transactions hors Internet.
Finalement, des mesures doivent être développées pour assurer la protection de la liberté d’expression des citoyens. Un individu confiant participera activement aux débats politiques et à l’activité économique et contribuera ainsi à la santé de notre société.
PME
Alors que le développement des PME est l’une des clés de notre avenir économique, celles-ci ne disposent souvent pas des ressources ou des connaissances nécessaires pour évaluer les bénéfices qu’elles pourraient retirer des investissements en TIC et non pas, non plus, l’expertise requise pour définir une stratégie cohérente avec leur stratégie d’affaires.
Le faible taux de participation des entreprises québécoises à l’économie numérique et l’exode des dollars d’achat des Québécois sont inquiétants pour l’avenir de notre économie. Il apparaît primordial que l’offre de services numériques doit être renforcée au Québec. Pour atteindre cet objectif, les entreprises doivent trouver un environnement favorable au développement des outils numériques notamment par une sensibilisation accrue des PME et une aide financière à l’investissement.
Éducation
L’introduction d’une formation, dès le plus jeune âge, répond à la nécessité de donner, à chaque enfant, des compétences qui sont devenues aujourd’hui indispensables pour réussir tant au niveau professionnel que social.
À cet égard, il est pertinent de garantir la disponibilité d’un accès à Internet haut débit et WiFi dans chaque école et université, d’améliorer les synergies des universités avec les entreprises en général et les entreprises de haute technologie en particulier et de créer des incubateurs d’entreprises.
Finalement, la numérisation accrue et la disponibilité en ligne des contenus académiques et leur libre accès sont des incontournables.
Gouvernement
L’efficacité des actions « numériques » du gouvernement passera par une mise en œuvre concertée et non par un écartèlement des efforts et des budgets entre différents ministères. Il nous appert critique que ce rôle soit regroupé sous un seul ministre avec une capacité d’agir de façon transversale.
L’administration publique doit moderniser l’accès au travail parlementaire en implantant des outils additionnels d’information, de transaction et d’échange. La transparence doit être à l’ordre du jour et le gouvernement doit ainsi démontrer qu’il a confiance au fait que les citoyens sont d’importants contributeurs à notre système démocratique.
Il est aussi impératif que le gouvernement québécois soit un porte-parole de la neutralité du net et s’assure qu’Internet demeure ouvert et accessible à tous.
Finalement, il est important que le gouvernement provincial supporte et guide les gouvernements municipaux en matière de politiques numériques. En effet, ces derniers sont des acteurs importants du développement de l’économie numérique locale.
En conclusion, sans actions claires du gouvernement, nous croyons que le Québec court le risque de maintenir son retard et d’être laissé pour compte dans l’économie de demain. Nous vous demandons de planifier, au plus tôt, un exercice de réflexions et un plan de mise en œuvre pour stimuler l’économie numérique au Québec afin que nous puissions, non seulement rattraper le retard, mais devenir une nation qui prendra sa place et se distinguera dans la nouvelle économie.
Veuillez agréer, Monsieur Charest, nos salutations les plus distinguées.
Regroupement YulBiz Montréal
L’Université du Québec en Outaouais encourage les blogueurs
Je consultais dernièrement les statistiques de visites sur mon blogue (blog) et je suis resté bouche bée en remarquant qu’un professeur de l’Université du Québec en Outaouais a ajouté à la liste de lecture obligatoire mon blogue et un des mes articles. Ce cours sur les médias alternatifs. L’objectif du cours est : d’initier l’étudiant(e) à l’étude de médias qui se veulent contestataires ou qui sont produits et animés par des groupes critiques à l’égard des institutions dominantes, dont les médias de masse.
Cliquez ici pour le plan de cours.
Les blogues favorisent en effet, votre positionnement marketing en tant que leader dans votre secteur d’activités. Il facilite le développement d’un nouveau canal de communication avec vos clients existants. Il crée de nouvelles relations individuelles et libres avec les clients et futurs clients.
Je suis très fier de cette réalisation et j’encourage tous ceux qui ont quelques choses à dire de le faire. Trop souvent notre société encourage le silence et l’inaction. Non merci pour moi ! Je vous invite à visiter le blog d’un de mes amis sur la démocratie et la gouvernance d’entreprise. Je ferai un topo sur ce que nous entendons faire au cours des prochains mois sur le sujet et comment se traduit l’entente que nous avons avec VoterMedia pour introduire le concept ici au Québec.
Élections blogue, blogues, blog ou blogs: Un peu de confiance envers nos politiciens
Je pensais ce matin en lisant un livre sur le conseiller de confiance, à différents traits de qualité d’une personne de confiance. Pourrons-nous en dire autant des politiciens que nous allons bientôt élire ? Seront-ils des représentants qui méritent notre confiance ?
Voici quelques qualités importantes que devra posséder le politicien de demain selon moi:
- Compréhension comme nous et sans effort des problèmes de la vie;
- On peut compter sur eux;
- Nous aidera à mieux voir les choses;
- Ne tentera pas de nous faire avaler une politique;
- Nous fera croire que nous prenons la décision, pas eux;
- Ne se substituera pas à notre jugement;
- Il restera calme devant la tempête;
- Il nous aidera à mieux penser logiquement devant les défis;
- Critiquera rarement la population;
- On pourra compter sur lui pour nous dire la vérité;
- Réfléchira au long terme et non au court terme;
- Aidera la population à mieux raisonner et non conclure;
- Présentera des options et susciteront le débat;
- Mettra au défi leur pensée et projets;
- Permettra à la population de se sentir bien;
- Agira comme des vrais, non comme des acteurs;
- Prendra nos intérêts à coeur et non nos biens;
- N’oublira pas;
- Sera toujours honorables;
- Aura un sens de l’humour décent et modérés;
- Aura le sens du jugement aiguisé.
Est-ce que ce politicien existe ? Je le souhaite dans notre intérêt à tous et pour nos enfants.
Le DGE lit les blogues. (DGE ou DGEQ = Directeur général des élections du Québec)
Comme vous pouvez le constatez ci-dessous, le DGE lit les blogues. À preuve, je constate quelques visites de leur part ces derniers jours sur le présent blogue.
J’ai toutefois une question pour le DGE sachant qu’il me lit maintenant. Qui fait partie de ce groupe de réflexions ? Qui sont ces spécialistes et experts qui orienteront vos recommandations au gouvernement ? Vite publiez leur CV ! Rendez publique ce comité ! On veut les connaître ! Le présent débat doit aller jusqu’au bout. Il faut modifier de vieilles loi non pas en tentant de les justifier au départ comme le fait le DGE mais bien en regardant ce qui se passe et considérer les développements technologiques (Web, internet, blogues). Cette semaine, le DGE a failli en tentant de se justifier. Aucune ouverture ! Ils ne sont pas encore habiles ces hauts fonctionnaires avec le changement. Tout n’est pas permis maintenant Messieurs ! Plus maintenant. Vous êtes, vous aussi , sous surveillance. Imaginez que l’on compile le temps passé à lire tous les blogues comme vous les faites. Beaucoup de temps et d’argent de nos taxes !
Le DGE fait fausse route. La liberté d’expression en prendra pour son rhume au Québec!
À qui dois-je envoyer ma facture chez le DGE car je lui crée un avantage par rapport aux défenseurs de la liberté d’expression et que cela doit être comptabilisé ? Ce ne sera que 1500,00 $ plus les taxes applicables pour payer vos salaires.
«Je suis profondément sidéré devant l’idée même que le DGEQ va commencer à réfléchir sur la façon de réglementer l’action citoyenne sur le web, avec les outils offerts par le web 2.0» écrit Patrick Lagacé.
«Les conneries du DGE..Comme plusieurs amis et lecteurs de ce blogue connaissent mon intérêt pour l’utilisation du Web à des fins électorales et gouvernementales, plusieurs m’ont signalé l’article de LaPresse Le DGE veut contrôler l’internet aux élections. Quelle connerie!» dit Michelle Blanc dans son blogue
Monsieur Dion, du bureau du DGE précise : «Sur le fond, ce que le DGEQ tente de préserver, c’est l’équilibre qui existe dans notre Loi électorale entre la liberté d’expression et la nécessaire équité entre les partis politiques et les candidats, que l’Assemblée nationale du Québec a voulu protéger durant la trentaine de jours que dure une période électorale.» Le journalisme en prendra pour son rhume avec tous les blogues des médias.
Et bien prenez bien note que mon droit à la libre expression veut dire pour moi que : «La liberté d’opinion et d’expression est généralement considérée comme une liberté fondamentale à l’homme.Elle est citée à l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme comme suit:
« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »»
Que je souscrit aux principes de l’Europe qui sont : « Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n’empêche pas les États de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d’autorisations. »
Avant cela se passait à la taverne du coin et le DGE n’y était pas sauf pour la journée du vote. Aujourd’hui cela se fait sur le net. Plus de soixante articles aujourd’hui qui critiquent cette position rétrograde du Directeur Général des élections. Quel pays de pingouin ! Et on se demande pourquoi ? Entretemps, connaissez-vous www.votermedia.org qui finance des blogueurs pour faire contrepoids aux Québécor de Pierre-Karl Péladeau, Gesca de Power, Transcontinental de Rémy Marcoux. Monsieur Mark Latham finance même les blogueurs pour classer les médias les plus influents. On est loin de cela ici. Même le rôle du journaliste est remis en question pour son objectivité. Monsieur Blanchet, où êtes-vous ? C’est fini les années 60. Et de grâce ne dépensez pas mes impôts pour une étude de plus. La théorie des masses. Connaissez-vous ? Vous n’avez justement qu’à consulter les blogues pour savoir. Il y a aussi CNN qui sera difficile à contrôler. Dites-moi comment vous entendez vous y prendre.
Enfin comme vous l’affirmez monsieur Dion : « Le problème, ce sont les tiers, les gens qui, de leur sous-sol, ou des groupes qui ne sont pas autorisés par un agent officiel, qui décident d’utiliser Internet pour diffuser un message », explique le porte-parole du DGE, Denis Dion.», vous démontrez surtout à quel point cette affirmation fait reculer le Québec dans le monde. Le seul problème c’est que notre Big Brother électoral québécois est un tantinet dépassé par tout ce qui se passe autour de lui dans le monde moderne.
Appel aux blogueurs. Écrivez et envoyez vos blogues à ce Monsieur Blanchet, DGE et son acolyte Monsieur Dion, responsable des relations publiques avec une facture. Au moins on va les occuper avec nos taxes avant qu’ils ne commettent l’irréparable et nous enlisent encore plus. Cela fera !









